Préparateurs autorisés à vacciner, seringues préremplies par le pharmacien pour les autres professionnels de santé, déplafonnement du nombre de vaccins par mois… Dialoguant ce midi avec les pharmaciens, le ministre de la Santé leur a demandé de rassembler toutes leurs énergies pour lutter massivement contre le variant delta au cours des cinq prochaines semaines et leur a annoncé quelques mesures pour accélérer la vaccination.

« Les semaines à venir vont être cruciales, pour ne pas dire vitales, et elles sont entre vos mains », c’est par ces mots, ce midi lors d’un webinaire, qu’Olivier Véran, ministre de la Santé, a exhorté les pharmaciens à se mobiliser totalement dans la vaccination, seul moyen de lutte contre l’avancée fulgurante du variant delta. S’adressant directement à la profession, le ministre lui a demandé de nouveaux efforts, notamment un investissement massif en matière de disponibilité et de ressources.

Les pharmaciens sont ainsi appelés à préparer des seringues de vaccins préremplies pour les autres professionnels de santé. Une rémunération adaptée au temps passé leur sera accordée. « Les modalités de la procédure de traçabilité leur seront transmises très prochainement », a indiqué Olivier Véran.
En retour, le ministre s’est engagé à lever le maximum de contraintes. Ainsi, déjà autorisés à intervenir dans les centres, les préparateurs pourront bientôt administrer les vaccins en officine, pourvu qu’un pharmacien puisse assurer la surveillance post-vaccinale du patient. Un texte devrait paraître prochainement.
Autre assouplissement, les pharmaciens jusqu’alors limités à 500 injections par mois vont pouvoir vacciner jusqu’à 1 000 patients.

Cette force de frappe officinale va être soutenue par une mise à disposition massive de vaccins Moderna. Le ministre a ainsi promis la livraison de 670 000 doses hebdomadaires en août. Cette semaine, 967 000 doses ont été commandées par les officines dont un tiers pour leur propre usage, pour une livraison le 3 août. L’élargissement de l’AMM de ce vaccin aux 12-17 ans est attendu pour le 26 juillet. Le ministre a rappelé que la liste des contre-indications aux vaccins contre le Covid, énoncée par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), est très restreinte. « Hormis un Covid en cours ou récent de moins de six mois, aucune autre contre-indication n’est à retenir si ce n’est ces trois cas : choc anaphylactique consécutif à une primo injection contre le Covid, hépatite, myocardite ou péricardite également intervenue dans ce cadre et enfin, en cas de syndrome inflammatoire multisystémique pédiatrique (PIMS) ou de syndrome de Kawasaki chez l’enfant », a énuméré Olivier Véran. Les femmes enceintes peuvent être vaccinées dès le début de la grossesse, a-t-il annoncé. Cependant, les textes excluent actuellement la prescription du vaccin pour cette catégorie de patientes en officine.

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